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Vivre le changement dans le monde moderne

Amandine Delire

Amandine Delire

Cette année 2020 nous aura propulsés dans un monde qui a complètement changé : les normes sociales ne sont plus les mêmes.

Cette année 2020 nous aura propulsés dans un monde qui a complètement changé : les normes sociales ne sont plus les mêmes.

C’est l’occasion pour moi de vous parler de résistance au changement et des mécanismes qui sous-tendent cette propension humaine :

Pourquoi avons-nous tant de difficultés à faire face au changement ?

L’homéostasie

En biologie, comme en systémique, on définit l’homéostasie comme un phénomène par lequel un système donné s’autorégule autour d’une constante considérée bénéfique par le système en question.

Le but est de maintenir l’équilibre : la température corporelle, le taux d’hormones dans le sang, l’équilibre familial, la cohésion d’un groupe.

Ce principe est essentiel à la survie et il détermine directement le comportement de résistance au changement des organismes ou des groupes. C’est la première raison pour laquelle nous sommes « programmés »pour résister au changement.

La personnalité et le sentiment de justice

D’après une étude récente sur le sujet, il y aurait une composante de personnalité de base conjuguée à une composante de jugement individuel de justice ou d’injustice dans la construction de notre réaction face au changement : 

« le constat est souvent fait que tous les individus n’ont pas les mêmes réactions face au changement, qu’ils seraient plus ou moins prêts à résister en fonction de leur personnalité « résistante » (Oreg, 2003).

Pour les seconds, la façon dont le changement est mis en place donnerait lieu à des pensées en lien avec un sentiment de justice ou d’injustice (Folger & Cropanzano, 2001) qui apparaît comme particulièrement important dans l’acceptation du changement (Steiner & Rolland, 2006).»[1]

Une échelle de résistance au changement a été élaborée, qui comporte 17 items dont ceux-ci :

« préférence pour un faible niveau de stimulation », « résilience psychologique » ou encore « répugnance à perdre le contrôle ».

Il a été déterminé, via cette échelle, quatre facteurs principaux de personnalités résistantes au changement :

  • Un manque de résilience psychologique
  • Un besoin de contrôle
  • La focalisation sur ce qui se passe à court terme
  • Une rigidité cognitive

Nous nous trouvons tous sur un continuum,  montrant l’une ou l’autre de ces caractéristiques plus ou moins fortement dans notre façon d’être avec le monde.

Associée à ces composantes, il y a notre évaluation du changement qui joue un grand rôle :

sera-t-il positif, comporte-t-il des risques ?

« Les attitudes face à un changement imposé dépendent également d’une évaluation des responsables du changement, de la façon dont ils ont imposé ce changement et des résultats supposés du changement.

Or on sait qu’en situation de changement et donc d’incertitude, les individus sont particulièrement attentifs au caractère juste ou injuste de la situation (van den Bos & Lind, 2002). »[2]

La perception d’un certain sentiment de justice diminue la résistance au changement, tandis que la perception d’une injustice augmente celle-ci.

La perception de la pandémie du COVID-19

La plupart d’entre nous ont l’impression de subir la pandémie mondiale et les mesures prises à cause de l’arrivée de cet ennemi invisible et tellement controversé.

Nous pouvons facilement déterminer que le sentiment d’injustice domine majoritairement.

Comment y faire face  quand on ne peut pas changer la situation?

Une solution est d’entraîner sa capacité de résilience psychologique…

Je vous en dirai un peu plus sur le sujet dans un prochain article 😉

[1]“Je pense, donc je résiste” : théorie de justice et personnalité dans l’explication de la résistance au changement, Vincent Angel, Dirk D. Steiner, Revue internationale de psychologie sociale, 2013/1, n°26, PP. 61 à 99.


[2] “Je pense, donc je résiste” : théorie de justice et personnalité dans l’explication de la résistance au changement, Vincent Angel, Dirk D. Steiner, Revue internationale de psychologie sociale, 2013/1, n°26, PP. 61 à 99.

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